Ces mots qui sont moi

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# Online seit Mittwoch, 18. März, 2009 um 17:17

Geändert am Freitag, 20. März, 2009 um 10:40

Bombe à retardement

Bombe à retardement
Elle s'était imaginée bien des scénarios pour le revoir. Bien retournés dans tout les sens, elle se disait qu'elle n'aurait aucune surprise, si ce n'est le fait de ne jamais le revoir. Et pourtant elle savait qu'elle ne le reverrait jamais. Tout avait été abandonné, effacé, pour tous... sauf elle.
Elle espérait, et bizarrement depuis quelques mois elle demandait, suppliait muettement à le voir. L'apercevoir... et lui parler. Elle espérait parce qu'elle n'avait que ça.

--- Avant elle s'en serait mangée les doigts, mais depuis peu elle voulait juste. Parce que « c'était comme ça » ---


Elle savait à peu près comment il allait, comment il était. Elle se disait qu'un jour elle y arriverait elle le reverrait.. Que tout changerait. Elle pensait. Sourire impérissable à l'écoute de son prénom. Tristesse omniprésente. Elle pensait à ce mot « Twilight », elle trouvait qu'il lui allait bien. Depuis peu.
Elle plaisantait à son égard, parce qu'elle voulait qu'il la sache toujours présente. Parce que si lui n'avait pas disparu, elle ne voulait pas disparaître. Non.
Elle appelait de plus en plus. Aspirait à revoir son visage, ses manières, ses yeux, son sourire.
-- Expliquer. --


Elle avait assisté à un spectacle quelques jours plus tôt. Se vider la tête. Une chanson, souvenirs en remous, nostalgie compressant, chanson de lui.. Tant d'images, de sentiments, de sensations, d'envies passés. Et bien qu'elle ne sache trop comment elle allait, elle prenait plaisir à l'écouter.

Elle était à un concert. Concerts plutôt. Association campagnarde en manque d'animation, c'était tant mieux. Elle savait qui elle allait retrouver. Cependant elle en retrouva certain dont elle ne s'attendait pas. Lycée. « Bonjour, comment allez-vous ? Je suis contente de vous voir. » Cela faisait si longtemps. Long....temps. « Qu'est-ce que tu deviens », échanges habituels. Et pour elle cette touche. Toujours la même parce qu'elle lui est indélébile. Lui. « Et alors ? Antoine ? Toujours amoureuse ? » Elle se triture l'oreille « Non », rires « Ah tu mens tu te tortilles l'oreille » « Simple tic » Parce que lui c'est pas n'importe qui. Elle n'était plus amoureuse. Elle pensait.
Concerts, danser tant bien que mal, rigoler, parler, jouer, crier. Parler, elle se retrouvait ainsi toujours accompagnée. Elle rejoignit deux filles... Antoine. Pourquoi était-il cette fois-ci dans la conversation ? Elle ne savait pas, c'était comme ça à chaque fois avec ces filles. C'en était dérangeant et agréable.
Elle prit alors congé. « Une bière », elle revint quelques minutes plus tard.

« _Lucile ! Ah je te cherchais 
_ Oui Magali ? 
_ Il est là.
_ Qui ?
_ Antoine, je te jure il est là.
_ Où ?
_ Derrière moi.
Elle regardait
_ Je vois pas.
_ Regarde mieux derrière moi casquette beige.
_ Je vois pas, tu te fous de moi ? C'est pas drôle.
Rire de sa copine.
_ Si si il est là. Regarde bien.
_ Casquette beige ?
_ Oui. »

Elle regardait. Cherchait. Balayait.

Beige.

C'est là que tout se stop. Plus de soirée, plus de rire, plus rien. Aucune sensation. Elle ne comprend plus, jusqu'à son prénom. Antoine. C'est quoi ? Elle ne veut pas comprendre, « c'est vraiment lui ? » « oui ». Regarder, regarder, comprendre petit à petit. Le c½ur s'affole un peu. Non elle ne veut pas comprendre. Il tourne la tête, sourit, ne la voit pas. C'est lui.

Elle partit danser, il était là. Personne à qui le dire. Il était là. « Ca va Lucile ? » « .... Oui oui ! Danse donc ! » Elle partit, cigarette, sa mère.. « Maman tu te souviens Antoine ? » « Oui » « Derrière moi casquette beige, ... .regarde pas comme ça ! » C'était un évènement. Antoine. Et personne à qui vraiment le dire. Il était là, ça faisait deux ans. Il avait changer, casquette beige mais pas la même qu'avant, cheveux un peu plus long, juste de quoi les mettre en bataille, une longue et fine dread sur le côté droit. Petite barbe de trois jours, grosse veste comme celle qu'il avait l'habitude de mettre, mais grise. Pull à capuche, jean large. Pourquoi était-il là? Allait-il la voir ? Elle voulait.
Elle rejoignit les autres, plus d'entrain pour danser, elle n'en avait pas beaucoup déjà. Sourire rassurant « Oui je suis bien ici »
On lui prit le bras.
« _ Tu veux que j'aille lui dire Bonjour ?
Elle rigola.
_ Oui et tu lui passe de ma part.
_ Nan mais il est avec ses potes je peux pas faire ça.
_ Alors fais-le pas.
_... 
_ Viens on va se mettre là-bas, il nous verra.
Elle se laissa entraîner.
_ Il est de dos et ne verra rien. Tu veux retourner vers tes potes ?
_ Nan je suis bien avec toi. »
Elle sourit à Magali, et redonna un coup d'½il en arrière « Regarde-moi ».
Le concert se finit. Plus rien. Dispute avec sa mère, il fallait rentrer, elle travaillait le lendemain. Oui mais Antoine. Elle demanda encore quelques minutes. Accordées. Elle partit dire au revoir parla un peu avec Magali.
« _ Tu veux que j'aille lui dire bonjour ?
_ Non c'est pas grave. »
Elle repartit. Quelques pas, se retourna.
«_ Magali ? Tu t'en vas ?
_ Non.. Attend. »
Elle la regarda passer, direction 'Antoine'. Elle était accompagnée de deux autres filles à présent, deux qui étaient avec cette copine. Elles voulaient rentrées. Une, partit chercher Magali. Elle regarda celle qui restait avec elle. « Héhé... ça fait pas du tout louche, » elle se tourna et vit qu'Antoine la regardait. Tourner la tête. Elle regarda la fille.
« Bon »
La fille partit, elle était seule désormais. Quelques secondes. « J'y vais ? J'y vais pas ? » Quelques pas. « J'y vais ? Ou pas. » Secondes. Pas. « J'y vais ». Elle se retrouva en face d'Antoine.
« _ Salut !
_ Voilà Antoine, Lucile une amie dit Magali.
_ Salut. Enchanté dit-il sans trop la regarder.
_ Bon euh.. On doit y aller.. Salut Antoine. »
Ils se dirent au revoir, elle n'avait rien ajouté. Un pas. Elle se retourna et planta son regard dans le sien.
« _ T'es pas obligé de me snober.
_ On se connaît ?
_ Oooh oui.
_ Ah ouais ? Je vois pas.
_ Si.
_ T'es qui ?
_ Tu te souviens vraiment pas?
_ Non.
_ Huuum Celle qui t'as fait chier pendant trois ans ?
_ Nan. T'étais dans quel bahut ?
_ Le tiens.
_ Parce que moi c'était Paul Emile Victor.
_ Oui.
Elle avait soudainement peur, et si ce n'était pas lui ? Il avait tellement changer.
_ Tu te souviens toujours pas ?
_ Une conne ?
Elle eut l'impression qu'il l'assommait de ce nom. Elle sourit.
_ Oui. Sûrement.
_ Oui je me souviens.
_ Bon.
Elle devait partir. Elle le regarda une dernière fois et le salua pour partir.
_ Pourquoi tu étais comme ça ?
Elle se retourna.
_ Parce que ça t'intéresses maintenant ?
_ Oui.
_ Pourquoi j'étais comme ça ? ... Je ne sais pas.
_ Moi non plus, tu ne me connais pas.
_ Non et j'aurais tellement voulu, c'était.. Elle rigola nerveusement. Tu vas rire. C'était.. Ce qu'on peut appeler le coup de foudre. Je t'ai vu Le jour de la rentrée, à 12h... C'était un « wouaho » et les yeux plein d'étoiles. Je l'explique pas. »

Elle lui raconta qu'il avait été le premier homme, la première personne à qui elle avait vraiment envie de confier certaines choses. Qu'elle ressentait quelque chose avec lui, qu'au départ elle voulait juste le connaître, qu'elle était tombée amoureuse et que tout avait tourné à l'obsession. Il lui répétait sans cesse qu'elle ne le connaissait pas. Il ne comprenait pas son point de vu. Il était bourru dans ses propos. Elle s'énervait.

« _Tu ne me connais pas. Si tu me connaissais jamais tu n'aurais voulu de moi.
_ Sûrement que non. Peut-être que oui, je ne sais pas.
_ Je te le dis moi.
_ Je ne sais pas. C'est mon regret. »

Il ne comprenait pas pourquoi elle avait été comme ça, elle lui demanda de se mettre à sa place.
« _ Tu as tellement envie de connaître cette personne, c'était perdu d'avance il n'y avait plus rien d'innocent.
_ Y'a des tas de filles que je suis allé voir comme ça.
_ Alors tu as du courage. »
Il ne cessait de lui répéter qu'elle ne le connaissait pas. Ça l'énervait elle éclata.
« _Tu n'arrêtes pas de me dire « tu ne me connais pas, me reprend quand je dis « je ne te connaissais pas ». Non je ne te connaissais pas, ne te connais pas, et ne te connaîtrait sûrement pas. Elle avait envie de pleurer. Mais toi non plus, tu ne me connais pas. Tu répètes encore et encore sans prendre en compte ce que je te dis. Tout m'est tombé dessus je comprend pas plus que toi. Mais tu ne me connais pas non plus. Tu veux trop garder cette part de mystère autour de toi.
_ C'est n'importe quoi.
_ Tu ne fais que répéter, me couper. Écoute moi un peu. »

Un homme vint les couper «  Je suis désolé de vous embêter mais j'ai décidé d'être chiant » en gros était sa phrase. « Oh toi je t'ai déjà embêter » dit-il en regardant Antoine. « Mais. »
«_ C'est pas le moment ! Dit Antoine d'un ton sec.
_ Ok, Ok. » Il s'en allait.
Elle ne put s'empêcher de murmurer « Ça c'est de l'autorité. »

Il lui dit qu'elle avait été immonde, conne, qu'elle lui avait fait vivre un enfer.
« _ Tu m'as pourris la vie, tu te rends compte ? Au point que mes 'collègues' avaient envie de te taper. Moi j'ai jamais rien dit sur toi, même si des fois je t'aurais bien mis des patates.
_ Tu m'as pourris aussi la vie. J'ai tenter de m'expliquer tu n'as jamais voulu me parler.
_ On s'est parler.
_ En seconde, et après tu m'as rembarré, j'en ai pleurer et toi tu étais avec tes potes en bas »

Il mélangeait tout, la fois où elle était allée lui parler. Il lui raconta son point de vu «  Mémé m'avait dit que tu viendrais me parler » Mémé... Mélanie sûrement, la lilliputienne... oui pour sûr. « Tu as loupé le coche » Elle ne comprit pas. « On te voyait venir et faire demi-tour » Elle en rigola un peu se souvenant de son point de vu à elle. « Tu es venu à un mauvais moment, on t'as vu et mes potes on tous éclaté de rire. Et tu es revenue. »
Elle lui dit qu'il avait été vraiment gentil d'avoir accepté de lui parler. « Je suis pas un connard moi. »

Elle lui dit qu'il avait jouer avec elle.
«_ Moi ? T'hallucines ! J'ai jamais rien fait, il s'est passé quelque chose entre nous ? Je crois pas. 
_ Je te parle pas de ça. Tu es beau Antoine, et tu le sais. Tu en joues.
_ Jamais. Tu ne me connais pas.
_ Bien sûr. »
Elle lâcha l'affaire, il ne comprendrait pas, elle ne voulait pas se mettre à tout lui expliquer.
«  _Tu t'es fait des films.
_ C'est sûr que je m'en suis fait. Mais y'a pas eu que ça »

Elle lui demanda de s'asseoir, ses jambes tremblaient, mais elle continuait de sourire. « Pourquoi tu veux t'asseoir ? Je suis bien ici. » « Non pour rien » « Pourquoi? » « Rien c'est bon, on reste là. »
Ils parlèrent encore un peu, il lui dit qu'elle avait changé. Qu'elle avait l'air plus posé, elle approuva.

« Faut que j'aille pisser, tiens prend ça tu peux boire dedans ». Il lui tendit sa bière. Elle le regarda partir.. Elle rigola intellectuellement vu le temps qu'il mettait et arrêta de regarder son dos. Elle but dans sa bière et ne put s'empêcher de penser au baiser indirect. Ce n'était pas de la bière, mélange sucré dont elle ne se souvenait plus le nom. Elle aimait. Il revint. Elle s'était posée sur un banc. Elle se leva, elle ne savait si il voulait rester debout, mais il la rejoignit. Elle se rassit donc.... À l'extrémité du banc et commença à tomber en arrière. Elle cria. Il rattrapa le banc pour faire contrepoids alors qu'elle se relevait. Rire nerveux, très bref , de ce côté-là elle ne changerait jamais. Lui fit un demi-tour et revint, comme si elle le gênait. Il s'assit à côté d'elle. Chacun à califourchon sur le banc.

Elle lui demanda pourquoi il avait feinté de ne pas la reconnaître au début.
« _ Je ne voulais pas te parler.
_ Tu me hais tant que ça ?
Il soutint son regard.
_ Et pourtant tu es là. »
Il ne répondit pas. Et baissa la tête. Il l'avait dit il était bourré. Ils reparlèrent du passé, il lui dit qu'elle devait regretter ce qu'elle avait fait, elle dit qu'elle n'en avait pas. « Tu devrais. »
Elle lui dit qu'elle ne pouvait le regretter qu'il représentait ses années Lycée.
« _ Tu ne me connais pas !
_ Mais Antoine j'ai été amoureuse de toi, tout le long. Le lycée c'est ça aussi, tu n'es pas la seule représentation du lycée, mais tu en es une.
_ Tu sais je suis bien moi là, j'ai une copine..
_Je vois pas le rapport. Je te demande rien.
_ Je suis posé. Elle me connaît.
_ Ben c'est bien.
Elle aurait voulu le gifler mais, ...lèvres étirées.
_ Je suis quoi pour toi ?
_ Hin ?
_ Maintenant je suis quoi ?
_ Rien. - Jamais elle ne lui dirait qu'encore maintenant il avait son importance.- Tu es juste un amour de lycée, et tu restes unique pour les raisons que je t'ai citées avant. Tu peux t'en sentir flatté tu as été le seul et est peut-être encore le seul.. Avec une autre personne; avec qui j'ai envie de partager ce que je traîne depuis mon enfance. Et tout. Tu étais mon rayon de soleil au lycée, tu souriais j'allais bien ,tu m'insultais ou faisais la gueule j'étais mal. » Elle lui raconta que sans qu'il le sache il lui avait apporté quelque chose, elle se tut lorsqu'elle pensa qu'il lui en avait aussi enlevé.
« .Oui c'est flatteur. » Comprit-elle en ces mots qu'il lui répondit.
Il la regarda. « Ton visage à changer. » « Ah bon ? Tu trouves ? » Il ne répondit pas.
Elle fixait ses yeux, son regard était dur et intense. Elle regarda ses lèvres,fines. Sa barbe, elle voulait lui balancer une vanne. Ses cheveux, sa casquette. Il remettait son pull et blouson correctement, rabattant sa capuche sur sa casquette. Le même, ou presque. Elle voulait lui dire que lui aussi avait changé.

Il parlait, oui elle avait été immonde, elle s'excusa.
« _ Je suis désolé si je t'ai pourris la vie.
_ Tu m'as pas pourris la vie ! J'ai jamais dit ça.
_ C'est-ce que tu m'as dit tout à l'heure!
_ Ah oui c'est vrai-je t'ai dit ça. Il rigola. »

Elle lui expliqua que il n'y avait pas une semaine où elle n'entendait pas parler de lui et qu'ironiquement lui ne devait jamais entendre parler d'elle. Elle dit qu'elle avait revu deux-trois de ses amis « Ah oui lui m'a parlé de toi. » Ça devait être ce soir... car elle l'avait croisé le soir même.

Elle lui disait qu'elle n'avait pas apprécié que ses potes se mêlent de leurs affaires, que lui avait le droit de ne pas l'aimer mais pas ses potes. Il renchérit en disant qu'elle avait été immonde. « Tu as été immonde ! » Elle le coupa.
« _ Je me souviens d'un truc qui m'a vraiment foutue la mort et énervé. C'était dégueulasse.
_ Mais j'ai rien fait pour ..
_ Tu vois ? Tu me coupes tout le temps, attend que je finisse pour réagir, j'allais pas parler de toi.
_ Moi je te parle de moi là tu vois ?
_ Eh bien moi non. Je te parlais de Julien.
_ Quoi ?
_ J'étais verte que tes potes disent que je sortais avec lui pour me rapprocher de toi.
_ Aaaaah ben ça me fait plaisir que tu dises ça. Mais je me souviens d'un jour, oh ça oui. Tu lui roulais des galoches tout le temps.
Elle voulait replacer les choses dans le bon contexte mais se retint.
_ Et un jour tu m'as regardé pendant que tu l'embrassais.
_ Oui ben ça je m'en mord les doigts encore maintenant.
_ C'était ignoble.
_ Oui. Ça je regrette.
Il montrait que ça l'avait dégoûter.
_ Ça arrive à tout le monde de faire des erreurs et celle-ci je m'en mord encore les doigts.
_ Quoi ? Qu'est-ce t'as fait tu l'as trompé ? Dit-il en rigolant.
_ NON ! Jamais j'aurais fait ça. Je peux pas, quand bien même je voudrais je ne pourrais pas. Surtout pas à Julien c'était vraiment un bon gars. Un des meilleurs.
_ Ben ça me fait plaisir que tu dises ça.
_ Mais mon point de vu c'est que oui, j'ai pas fermer les yeux ok. Mais si je me suis mise à te fixer c'est parce que toi tu regardais. »
Il écarquilla les yeux en rigolant et ne répondit pas.

Il lui dit qu'elle lui donnait envie de voir sa copine, elle demanda pourquoi il dit qu'il savait pas mais que voila. Il lui demanda si elle avait un copain, elle sourit en regardant le ciel. « Hummm... non... mais en cours ? Enfin ouais. » « Franchement faut qu'il ait du courage pour être avec toi. » Nouvelle allusion à lui et Julien. Elle lui rétorqua sa phrase fétiche « Tu ne me connais pas » Elle lui dit juste qu'elle avait changé. « Oui tu as l'air. » Elle sourit cependant doucement, car oui il faudrait du courage à son futur mais pas pour les raisons qu'il avait en tête. Elle lui demanda pourquoi il était si blessant. Il la fixa « Tu le sais pourtant. » « oui », Oui, elle savait qu'il était blessant avec elle. Il parla encore de sa copine, elle lui dit qu'elle en avait rien à faire que c'était bien pour lui, mais qu'elle en avait marre qu'il lui répète sans cesse. «  Nan mais je dis pas ça pour faire « ouais j'ai une copine » » « Ben on dirait »
« _Tu as quel âge ?
_ Deux ans de moins que toi.
_ C'est-à-dire ?
_ 19 ans.
_.... C'est pas l'âge l'important moi je m'en fous. »
Elle ne comprenait pas pourquoi il lui disait ça mais laissa couler.

« _ Tu vois là je te parle, je suis un peu fait mais ça me fait plaisir.
_ Moi aussi.
_ Mais tu vois, il rigola. Je m'y attendais vraiment pas. Quand on m'a dit que tu étais ici je me suis dit « qu'est-ce qu'elle fout là ? »
Elle voulait lui répondre - parce que j'habite ici du con -
« _ Et toi pourquoi tu es ici ?
_ L'anniversaire d'un pote. 
_ Ok.
_ Mais en fait c'est quoi ta vie ? Cracha-t-il.
_ Hin ?
_ Non pardon je vais pas le dire comme ça...Il tourna la tête et revint la fixer. Enfin si... c'est quoi ta vie ?
_ Ma vie ? Elle rigola. Elle est pas drôle tout les jours.
_ C'est quoi ?
_ J'aimerais te dire si j'étais sûre que tu gardais pour toi.
_ A qui veux-tu que j'en parle ?
Son ton, oui c'est sûr il n'allait pas dire qu'il l'avait revu.
_ Non c'est bon, c'est juste que c'était pas tout les jours roses. Elle rigola.. Blasée d'elle. Elle est plutôt pathétique ma vie.
Il ne dit rien.
_ Tu as fais quoi ?
_ J'ai ... elle regarda ses bras. C'est pas racontable.
_ Non je veux pas savoir ce genre de choses.
_ Disons que c'était des trucs plutôt noir.
Silence.
_ Tu travails ?
_ Non je suis au chômage.
_ Ah bon ?
_ Oui depuis quelques mois, deux mois Pour cet été.
_ Et en septembre tu reprends ?
_ Oui c'est bon j'ai mes plans. ... Ouais .. Fin-mai, juin, juillet.
Elle rigola.
_ Ça fait plus de deux mois.
_ Non ça va.
_ Tu as un appart' avec ta copine ?
_ Non je suis chez mes parents. A lons.
_ Ok.
_ Et toi ?
_ Je travail les deux mois là.
_ Ouais.. Un Ton qui voulait dire normal pour une étudiante.
_ Et sinon je suis en Fac de lettres à Besac'.
Il rigola.
_ Pourquoi tu rigoles ?
_ J'ai un pote là-bas.
_ Ah ?
Silence. Il se mit à regarder au loin.
_ Putain ils sont où mes potes ?
Elle le fixait dans les yeux et regarda dans la même direction.
_ Je vais y aller.
Elle avait froid. Il ne faisait plus attention, elle le prit pour un top départ. Il voulait partir. Elle se leva.
_ Bon Antoine je file. Merci pour avoir parler ce soir.
Elle le regarda.
_ Je peux te dire au revoir ?
_ On se serre la main ? Il lui tendit la sienne.
_ Je peux pas « normalement » .
Il fit « non de la tête » et la fixait, toujours de son regard dur.
_ Tu ne veux pas faire ta béat ?
Rien. Elle regarda sa main, elle trouvait ça ridicule. Elle ne voulait la prendre. Sans trop savoir pourquoi. Elle lui sourit, de ce sourire qui ne l'avait quitté de la soirée. « Bonne soirée Antoine » Elle partit. Fit quelques pas se retourna et le vit aller en direction du lac.

Elle avait froid, partit sans répondre aux interpellations. Elle ne pleurait pas. Elle n'en avait pas envie. « Tu à été immonde. » Ça résonnait, elle était le mal. Elle le détestait. Avait-elle tourné la page ? Oui. Elle le pensait. Sûrement trop choquée pour réagir. Rentrer.. Cependant presque soulagée, elle n'aurait plus rien de lui, elle lui avait expliqué.. Pas suffisamment, seulement un petit peu. C'était déjà ça. Elle pensait à ces quelques gens qui les avaient interrompus, son cousin, ce bourré, son pote, Magali pour lui dire au revoir. Tous à chaque fois plus ou moins renvoyé. Il l'avait dit « C'est la première fois qu'on se parle vraiment » Oui. Merci au ciel. Étoiles, sourire. Parce que les larmes ne pouvaient pas venir.

C'était un Samedi.... Elle n'y aurait jamais pensé.. 25 juillet... une autre date pour elle.
Elle aurait voulu lui dire tant de choses.. Elle en avait oublié tant. Pas de retour en arrière, sourire et se satisfaire de ça. Sentir un dernière larme invisible s'écraser.

Elle s'était pensée guérie. Et plus les jours passaient, plus elle se rongeait. Images incessantes, regrets, remords, culpabilité. « Reviens ». Elle avait eu ce qu'elle espérait mais elle était minée. Fatigue moral et physique...
Elle voulait pleurer et rien ne venait. Omniprésence encore. Ses yeux, ses cheveux, sa bouche, son menton, son nez, ses mains, sa casquette, son pull, sa veste, ses yeux. Si dur, distant. Froid ? Elle l'avait regardé tout du long et lui... le vide ou elle. Ces moments où leur regard s'accrochaient, elle n'avait pensé qu'à sourire pour donner de la douceur. Avait-il eu de la douceur ?
Elle avait vociféré et rit au retour, elle pensait à un autre. « Ça ne me fait plus rien ».

Bombe à retardement.
Elle est en train de se consumer à petit feu.

Bombe à retardement.
Elle se demande quand enfin elle explosera.



















[Je pensais vraiment que c'était bon. Mais ça fait trois jours et nuits que j'y pense et ressassent. J'arrive pas à oublier ses mots, son ton, son regard. Et pourtant je lui en suis reconnaissante. Il a été gentil de me parler, vraiment. Et puis je m'étais dit que comme ça je tournerais plus vite la page. Mais que dal... je fais n'imp au boulot... je dors pas beaucoup. Je me fais engueuler pour mes conneries, et là je craque complètement. Je me retiens tout le temps de pleurer, je suis à fleur de peau. Et je peux pas pleurer quand je veux. Parce que je peux pas devant les gens. Alors je vais en voir certain qui je suis sûr me feront rire.. .Mais aujourd'hui y'a tout le monde qui a vu, ou presque. La fatigue j'ai dit et j'ai sourit. Y'a de ça oui.. J'ai envie de m'exiler. J'ai envie de ma bulle. Je veux être seule et être épaulée. J'ai l'impression qu'un trou noir se forme à l'intérieur de moi. Et je pense à mon Bleu et j'ai encore plus mal.
J'ai comme un manque de tout. Je voudrais un break. J'ai cru que j'allais rendre mon tablier aujourd'hui, leur cracher que ça leur arrivait aussi de ne pas être bien. Qu'on me fiche la paix. Je sais pas si tout est lié à Antoine. Je sais pas. Je veux me faire happer dans un doux songe... et j'y arrive pas. Irritable, fleur de peau je hais. ...

Et moi qui me pensait guérie.. J'en rie ...putain....]

# Online seit Dienstag, 04. August, 2009 um 10:17

Geändert am Dienstag, 04. August, 2009 um 11:14

prenoms

prenoms
Ethan
Garrett
Emmett
Théo
Tom
Tömas
Alphonse
Edward
Arthur
Clarence
Tobias
Klaus
Lewis
Ian



Max
Sam
Lliane - Liliane
Scylla
Lyra
Ambre
Opale
Jordanne

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# Online seit Mittwoch, 09. September, 2009 um 07:46

Geändert am Sonntag, 06. Dezember, 2009 um 13:44

Juillet

................
................
C'est ainsi, fatiguant. Et à chaque porte que tu ouvre, une odeur. La leur. Une vie. Narines exposées, histoires racontées. Celui-ci est coquet, celui-ci est sale. Ce couple en vacance est âgé, ceux-ci sont amoureux. J'aime sans vraiment "aimer". Et moi ? Qu'ai-je ?

- Parfum envoûtant - Connaitre le Tiens, t'enivrer autant que je m'enivrerai de toi.

- Imaginer, alors, le goût de ta peau. -


_ à toutes ces chambres qui me contait histoire _ Duchet _





*TERRE DE JEU*

JE VEUX QUE TU SOIS MON AIRE DE JEU.







"Tu me manques affreusement"
.........
"J'aimerais que tu me connaisses"................. "m'apprécie"
................................................................."'m'aime"
"Dois-je oublier ?"
..................................................... "A. je n'y arrive pas"

Honteuse d'écrire, de dire muettement ces mots pour un final de rien. Je voudrais ne pas avoir dit t'aimer. Penser t'aimer. T'aimer..... vraiment.
....................................................................................................................Pour rien
"Remarque-moi'
...................-seulement moi-
..............................................................................................................................................."- Veuille que je sois tienne -"



06.07.09 > 12.07.09
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# Online seit Sonntag, 06. Dezember, 2009 um 12:46

Comme une mère peut être blessante.... Comme des calins peuvent être faux ....... Comme la douceur nous est acide.

Je sens ses doigts parcourant ma peau. Je n"y prend aucun plaisir. Me crispe.
Arrête.
Ses yeux courent et roulent. Chaque courbe de mon corps passée au rayons X.
Arrête.
Sa voix, si douce et ces termes qui me vexent. Tais-toi. Je me recule, tu continue.
Arrête. Cesse, je n'en peux plus.

Rien n'est comme toi.
Tu es belle, je suis laide.
Ne m'observe pas. Aucun regard.
Laisse vierge, laisse-moi seule.
Casse de me caresser, cesse de me faire mal.
Ne m'effleure pas.

Bande tes yeux. Oublis-moi.
Tais le flot de mot, ne me consume pas.

Je suis déjà apte à faire seule. Cette aiguille, piquant. Elle me martèle à présent. Me lance. Arrache. Déchire. Détruire - ce que je suis - ( tu es celle qui l'enfonce un peu plus )
Chut.

Je supplie silencieusement. Ne vois-tu rien en mes yeux ? Mon reflet, mon Moi, mon âme. Comprend ma souffrance, absorbe-les. Plus de mots, plus de caresses, plus de regards. Bouche bée, tes lèvres s'entrouvrent. Juste de l'air.

Une phrase. Enfin?. Tu m'achèves. Je suis à l'agonie, coup brutal.

Tu es belle, je te hais.
Mon corps flotte alors que mon être tombe.
J'y arriverai.
Dernier secours. Toujours en vie.

Un jour changera. Tu seras laide. Je serai belle....
Comme une mère peut être blessante.... Comme des calins peuvent être faux ....... Comme la douceur nous est acide.
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# Online seit Sonntag, 06. Dezember, 2009 um 14:31